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Photo

Youki Desnos
48’’ x 48’’
Goudron liquide et latex domestique sur Coroplast

Cueillir Terezin au stalag, le quand de l’Amor

Youki Desnos (1903-1964)
(Femme libre et muse du poète Robert Desnos)


Photo

Tina Modotti
48’’ x 48’’
Goudron liquide et latex domestique sur Coroplast
Traduction : Marisol Stevenson

El Poder esta en el Ruedo

Cuando el poder está en el ruedo
Es necesario hacer el esfuerzo
de diferenciar el Torero
de la gente cornuda
Que se aparte o se fuga
o se vuelve roja de furia
y cegada lo destruye todo
Sin saber más
Quien de los dos busca el oro

Tina Modotti (1896-1942)


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Alberto Santos-Dumont
Premier plus-lourd-que-l’air
38’’ x 49’’
Goudron liquide et latex domestique sur Coroplast

Ce rêve-là on l’a tous fait, voler en Demoiselles.
J’ai atterri tondu, moi l’ingénieur ingénu.
Pas de quartier, suicidé.

Alberto Santos-Dumont (1873-1932)


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René, SDF à la Gare d’Austerlitz
48’’ x 48’’
Feutre permanent, pastel sec,
couleur en spray, alcool à brûler
Typo : Raphaël de Sélys, 7 ans

« Un type qu’a du blé»


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Emma Goldman
48’’ x 48’’
Goudron liquide et latex domestique sur Coroplast

« Demandez du travail, s’ils ne vous donnent pas de travail, demandez du pain, s’ils ne vous donnent ni du pain ni du travail, prenez le pain »

Emma Goldman (1869-1940)


Photo

Suzanne
38’’x 49’’
Goudron liquide sur Coroplast

C’est la buveuse anachorète de Lautrec,
la petite fée des pinacothèques,
Escaladant les térébinthes
Et les scandales de l’absinthe.

Suzanne Valadon (1865-1938)

Photo

Jeanne
38’’x 49'’
Goudron liquide, latex domestique sur Coroplast

Elle s’est étirée sur sa toile, sous ses draps,
à la Coupole, boire ses paroles
un chapeau. À la mode.
Amadeo.
Maudit Modigliani.

Jeanne Hébuterne (1898-1920)

Photo

Arthur
38’’x 49’’
Goudron liquide, latex domestique
et plumes d’oreiller sur Coroplast

Germain
38’’x 49’’
Goudron liquide sur Coroplast

Cher Germain,

Et vos vers à vous?
Les a-t-on trop vite oubliés?
« Par ta route et ses ponts fiers de leur parapet,
Compagnon de l'orgueil, fils des froides études,
Tu vas vers le malheur et vers les solitudes.»

Je vous ai volé « parapet» je l’avoue maintenant.
Ceci devrait rendre justice à l’épigone question
qui nous unit et répondre à celle de l’ailleurs mordoré et malcommode.

Arthur Rimbaud (1854-1891)

Cher Arthur,

Pour tous les aficionados,
tu es comme la moule sur son rocher d'Ardennes,
loin des déliquescences de la mer.
A Charlestown, on te vénère
rien à Paris, pas de panthéon pour toi.
Tes mots reposent en nous.
Tes os reposent à Roches.
Comme la houle pour ton boutre,
saleté d'hommes,
tu auras le salut sans la foule.

Germain Nouveau (1851-1920)

Texte : Jean-Pierre et Michel de Sélys

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